Activités hivernalesS4-2

Décembre permit à une grosse vingtaine d’entre nous de rayonner en Angleterre : l’Académie Militaire de Sandhurst accueillit notre XV du Kiwi pour un week-end de folie, écrin d’un match qui s’avéra plus impossible que difficile… mais l’honneur fut plus que lavé en 3e mi-temps !

Alors que janvier gelait la Bretagne,  la promo découvrait les joies de l’aguerrissement en vue du stage phare de l’année au CEFE en Guyane. Deux épisodes majeurs pour cela, l’une à Coëtquidan même, enneigé pour l’occasion, l’autre à Lorient, profitant des infrastructures des fusiliers-marins et commandos Marine pour une brève initiation.

Nous ne perdions pas non plus le fil de la tactique, et nous pûmes, compagnie par compagnie, aller nous perfectionner grâce aux grands exercices fictifs du système Janus et Romulus de Saumur.

S4-3De manière plus festive et fraternelle, nous consacrâmes notre binômage avec la 52e promotion de l’Ecole Militaire InterArmes, nos chers camarades Dolos de la future promo « Ceux d’Afghanistan », par une journée de défis sportifs et une soirée mémorable et conviviale.

Toujours avec les dolos et dans un même esprit aussi festif que sportif, nos équipes participèrent au Tournoi des Ecoles de la Défense à Palaiseau, avec d’excellents résultats mais aussi quelques amertumes : l’argent au football, le bronze au rugby.

Cette même semaine, la promo entière profitait de Paris à l’occasion – très attendue ! – du Séminaire Interarmées des Ecoles Militaires : aucun d’entre nous ne saura probablement parler des innombrables conférences dispensées par de grands pontes dans des amphis surchauffés… mais quelles soirées ! La promo offrit traditionnellement la sienne près de la Bastille, accueillant bordaches, avias, santard(e)s et autres commissaires. En fin de semaine, notre chorale se produisit avec succès à Saint-Louis des Invalides devant le CEMAT et une cathédrale comble.

 

De Saint-Affrique à la Courtine

Echappant de nouveau à la perfide DGER, nous prîmes en février le chemin du Sud-Ouest. Nous avions organisé un premier épisode à dominante d’hommage et de tradition sur les terres aveyronnaises, berceau de la famille de Castelnau : la ville de Saint-Affrique nous accueillit donc rapidement ; après que la promo eut goûté aux généreuses joies de la gastronomie locale, elle put écouter une très instructive conférence sur notre parrain et sa famille, voir la maison natale et le lycée d’Edouard, et enfin lui rendre hommage devant sa statue équestre par une cérémonie sobre et émouvante, très appréciée des Saint-affricains.

Mais là encore, pas de temps à perdre : le second épisode nous attendait au camp de la Courtine, revêtu d’un blanc manteau de neige, où nous vécûmes une longue séquence de tactique ponctuée de parcours de tir et de réveils nocturnes visant à nous donner la POP-attitude (Posture Opérationnelle Permanente)

De la Lorraine…S4-8-

De retour en Bretagne, replongés dans le bain de plus en plus saumâtre de la DGER, nous connûmes un épisode formidable à travers notre voyage promo en Lorraine pour y rendre un nouvel hommage à nos parrains.

Du Grand-Couronné de Nancy au plateau de Charmes, de Riche et Morhange au musée militaire de Vincey, de cérémonies en réceptions communales, nous expérimentâmes la générosité de l’accueil lorrain tout en nous recueillant avec émotion sur les lieux des combats de nos parrains, et tout particulièrement sur la tombe de Xavier de Castelnau au cours d’une cérémonie poignante. Un passage plus ludique à la piste artificielle d’Amnéville nous permit d’expérimenter tous ensemble la joie des sports d’hiver, découverts par nos camarades africains. Tout cela s’acheva par une magnifique journée nancéenne où, de cérémonie en restaurants, la population eut l’occasion de faire notre connaissance.

 

S4-13S4-12 … à la jungle

Mais voici que se profilait maintenant le stage phare de notre 2e année coëtquidanaise, le mythique stage d’aguerrissement en jungle, encadré en Guyane par les        hiératiques légionnaires du 3e REI.

Compagnie après compagnie, nous allâmes donc nous frotter à la boue et à l’eau d’Amérique latine sous l’inatteignable canopée, alternant pistes individuelles et  collectives, franchissements de rivières, grimper (ou pas) d’arbres en « pécogne », marches topo, brancardages, et la fameuse survie…

Un stage légendaire qui ne laissa aucun d’entre nous indifférent et nous ramena tous transformés en métropole (indépendamment des kilos perdus).

 

 

Astérix revientS4-16-

Séparée par ces deux rotations successives, la promo eut donc à cœur de s’offrir une journée festive et d’y convier toutes les Ecoles. En une nuit, un village gaulois improvisé poussa sur le Marchfeld, monté par la tribu Castelnaudurix, bientôt enrichi d’un jongleur, d’un DJ, du tavernier d’en face, de poules et de dindons (hélas boudés par les derniers glouglous), et tous nos convives – bazars, voraces-centurions, Wisidolos et Ostrodolos – purent profiter du banquet qui leur était offert.

Comme l’installation, le rangement nous occupa jusque tard dans la nuit… avec une vaste opération balayage de cette merveilleuse idée de parsemer de paille le Marchfeld…

 

Petit Gala à Blois

Une séquence de charme et de fête nous conduisit au château royal de Blois, lieu chargé d’histoire et de beauté, pour y tenir notre Petit Gala, soirée très réussie agrémentée d’une prise d’armes et d’une évocation son et lumière de l’histoire du château.

 

S4-19A l’assaut des sommets

La DGER tenta d’avoir le dernier mot en faisant punir comme il se devait les vilains organisateurs de ce jour de fête et en organisant nos derniers examens de Pompe (et leurs rattrapages) ; mais nous avions le cœur léger car nous savions déjà qu’à un an du Pékin de Bahut, nous devenions ainsi Pékins de DGER, étape cruciale…

Autre motif de notre joie, celui de repartir pour un vaste exercice de combat en montagne aux côtés du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins dans le Briançonnais. Exercice physique et intense au cœur d’un massif magnifique, il venait regonfler nos cœurs de passion pour notre vrai métier, alors que nous venions de mettre un point final à l’atroce épreuve du tunnel de la DGER…

 

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 Retour et permissions

Le retour à Coëtquidan marqua la reprise d’un juillet hyperactif, comme l’année précédente : organisation du Triomphe et mise en place d’un tableau historique sur nos    parrains constituaient le fil rouge de cette semaine estivale. Pendant ce temps, une petite équipe partait en Hollande rayonner au cours de la Marche de Nimègue.

Le jour venu, nous entourâmes nos bazars qui, de troupeau, devinrent promotion et nous emboitèrent le pas dans l’histoire de la Spéciale sous le nom de « Lieutenants  Thomazo ». Nous eûmes la joie de voir nos chers comparses dolos recevoir le nom de « Ceux d’Afghanistan », honorant le conflit qui avait marqué notre vocation à tous.  Pour nous, les épaulettes de laine rouge furent remplacées par celles, d’or, de sous-lieutenants : nous devenions, non sans frissons, le Premier Bataillon de France.

A  un an du PDB, une nouvelle aventure commençait…